Origine de Mensa Canada

Un article de Brian Katz et Margaret L. Haliburton, qui étaient tous deux présents.

Lorsque Lance Ware a fondé Mensa juste après la guerre, il s’agissait strictement d’une affaire des îles Britanniques. Si un membre ici et là venait d’ailleurs, il était le bienvenu, mais il n’y avait pas d’activités locales. En 1960, le groupe britannique a autorisé une réunion à New York et une organisation est née pour desservir l’Amérique du Nord.

Plus tard, Peter Urquarht, un mensan d’Écosse qui avait immigré au Canada, s’est retrouvé dans ce qu’il jugeait être un désert intellectuel. Ni son travail ni sa vie familiale ne lui fournissaient l’occasion de rencontrer des gens au potentiel intellectuel égal au sien et, à ce qu’il sache, il n’existait pas de groupe Mensa à Toronto ni même au Canada.

Il a décidé que la meilleure façon de recruter était de faire de la publicité dans les journaux locaux.

Les rédacteurs de ces journaux pensaient différemment : ils présumèrent qu’il essayait de recruter à des fins sexuelles et refusèrent d’imprimer son annonce. Cependant, son annonce fut imprimée par la suite et Henry Yee de Toronto passa le test (mis à la poste et corrigé depuis New York). Il le réussit et, en 1962, devint le premier Canadien à passer le test au Canada sous surveillance canadienne. Le district canadien de Mensa en Amérique du Nord était constitué.

Les deux seuls membres à l’époque étant Peter Urquarht et Henry Yee, ce dernier a été élu secrétaire local par acclamation. Le nombre de membres a augmenté et avec le temps, Henry Yee est devenu vice-président canadien de ce qui était encore légalement une société new-yorkaise.

En 1966, un comité composé de Fred Fishell, de son épouse la Dre Fishell, de Gordon Haliburton, de Peter Urquarht et d’un autre membre a été mis sur pied pour former une société Mensa canadienne à temps pour le centenaire du pays. Le comité a passé de longues heures à s’attaquer aux problèmes juridiques, à la constitution, au nombre de membres, aux horaires de vote, aux exigences internationales, aux exigences nord-américaines, et ainsi de suite. Il ne faut pas oublier que lorsque trois mensans se réunissent dans une pièce, on se retrouve avec quatre opinions, cinq confessions religieuses et six églises!

Grâce à ce travail acharné, l’Assemblée générale annuelle (AGA) nord-américaine de Mensa a eu lieu à Montréal l’avant-dernière fin de semaine de juin 1967. Les affaires de la réunion se sont déroulées jusqu’à un certain point de l’ordre du jour, après quoi, les Canadiens ont été invités à se ranger d’un côté de la salle et à mener leurs propres élections pour une nouvelle organisation appelée Mensa Canada. Henry Yee a été élu premier président.

Bien sûr, tout cela ne s’est pas produit sans beaucoup de préparation. Margaret Haliburton en a effectué la majeure partie. À l’époque, on appelait son mari et ses deux enfants, en plaisantant, notre « première famille ». Au cours des mois précédents, elle n’avait reçu qu’une copie à peine lisible de la liste totale des membres nord-américains et le personnel du bureau à New York ne semblait pas être en mesure d’en distinguer les adresses canadiennes. Ils semblaient penser que la Saskatchewan était une province de l’ouest des États-Unis (Un État? Un territoire? Un protectorat?)

Dans son bureau sophistiqué et bien équipé (la salle à manger), Margaret a persévéré avec cette copie, des fiches de lecture, un stylo et un crayon – et une foule de boîtes en carton pour le rangement. Avec beaucoup de détermination, elle s’est attelée à la tâche pour trouver, répertorier et contacter quelque 600 membres canadiens de Mensa.

 

Originator of committee to establish Mensa Canada
Henry David Yee, first Mensa Canada chairman
Laurier La Pierre
The first Mensa Canada family -- The Haliburtons